S’il est une chose que nous aimons tout autant que la photographie c’est le voyage. Cela nous permet de sortir de notre vie quotidienne où les journées finissent souvent par se ressembler, où le temps se raccourcit et les décors se répètent, ces journées qui deviennent prévisibles et réversibles, et qu’on voit défiler à une vitesse telle, qu’on ne se souvient plus de « quand on a fait quoi » ni de « combien de temps s’est passé depuis la dernière fois que ». Entendons-nous bien, nous avons une vie, selon nous, agréable. Notre routine peut probablement être améliorée mais nous considérons que nous sommes heureux bien plus souvent que malheureux. Seulement voilà, aussi beau que soit un acquis, on finit par s’habituer à l’avoir et aussi flagrant que soit un manque, on finit par s’y accoutumer. L’humain s’adapte et finit par avoir une certaine zone de confort, une certaine routine. Ce que nous essayons de dire, c’est que peu importe la richesse que tu as, peu importe la ville où tu vis, peu importe que tu sois directeur ou simple employé, quand la routine s’installe, les pages de la vie commencent à défiler de plus en plus vite et leur contenu est de moins en moins dense.
Le fait est que nous vivons dans des sociétés où chacun, à quelques exceptions près, DOIT travailler, le plus souvent en tant que salarié, pour pouvoir subvenir à ses besoins. Sédentarisation, capitalisme, mondialisation… une soupe aux idéaux mis sous feu doux pendant plusieurs milliers d’années a donné ce résultat. Est-il bon ou mauvais ? On n’en sait rien. Ce qu’on sait c’est que notre façon à nous de nous ressourcer est de voyager aussi souvent que nous le pouvons 😀
Voyagez les amis ! Allez découvrir d’autres visions du monde et d’autres vérités! Ouvrez-vous aux autres et aux différences. Vous apprendrez à vous découvrir vous-même et à vous délaisser du superflu. Vous apprendrez à être plus tolérants. Ayez confiance en vous ! N’ayez pas peur de vivre de nouvelles expériences! Créez des souvenirs heureux et souvenez-vous en quand ça va moins bien. N’hésitez pas à sortir de votre univers, il est souvent incomplet. Votre routine vous sert de racines, tendez vos branches vers de nouveaux cieux et laissez-vous éclairer par toutes les étoiles du monde.
Nous allons créer un Blog dédié aux voyages que nous faisons où on vous donnera toutes les infos et astuces relatives aux différentes destinations que nous avons visitées, que ce soit au Maroc ou à l’étranger.
« C’est cela, la vie! Quatre murs, deux portes, une fenêtre, un lit, des chaises, une table, voilà! Prison, prison! Tout logis qu’on habite longtemps devient prison!
Oh! fuir, partir! fuir les lieux connus, les hommes, les mouvements pareils aux mêmes heures, et les mêmes pensées, surtout!
Quand on est las, las à pleurer du matin au soir, las à ne plus avoir la force de se lever pour boire un verre d’eau, las des visages amis vus trop souvent et devenus irritants, des odieux et placides voisins, des choses familières et monotones, de sa maison, de sa rue, de sa bonne qui vient dire: « que désire Monsieur pour son dîner », et qui s’en va en relevant à chaque pas, d’un ignoble coup de talon, le bord effiloqué de sa jupe sale, las de son chien trop fidèle, des taches immuables des tentures, de la régularité des repas, du sommeil dans le même lit, de chaque action répétée chaque jour, las de soi-même, de sa propre voix, des choses qu’on répète sans cesse, du cercle étroit de ses idées, las de sa figure vue dans la glace, des mines qu’on fait en se rasant, en se peignant, il faut partir, entrer dans une vie nouvelle et changeante.
Le voyage est une espèce de porte par où l’on sort de la réalité connue pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
Une gare! un port! un train qui siffle et crache son premier jet de vapeur! un grand navire passant dans les jetées, lentement, mais dont le ventre halète d’impatience et qui va fuir là-bas, à l’horizon, vers des pays nouveaux! Qui peut voir cela sans frémir d’envie, sans sentir s’éveiller dans son âme le frissonnant désir des longs voyages?
On rêve toujours d’un pays préféré, l’un de la Suède, l’autre des Indes; celui-ci de la Grèce et celui-là du Japon. Moi, je me sentais attiré vers l’Afrique par un impérieux besoin, par la nostalgie du Désert ignoré, comme par le pressentiment d’une passion qui va naître. Je quittai Paris le 6 juillet 1881. Je voulais voir cette terre du soleil et du sable en plein été, sous la pesante chaleur, dans l’éblouissement furieux de la lumière. »
Guy de Maupassant